Sélectionner une page

 

Depuis plus d’un siècle, la médecine française évolue sur un mode scientifique pour dégager des moyens thérapeutiques, médicamenteux ou chirurgicaux de plus en plus efficaces pour combattre les maladies.

Cette évolution nécessaire a permis de maîtriser un grand nombre de souffrances et d’apporter un confort de vie et une longévité certaine pour un nombre croissant de malades.

L’une des dérives essentielles de cette orientation est de devenir de plus en plus curative au détriment d’une véritable dimension préventive.

Deux constatations :

Depuis sa création, la Sécurité Sociale ne rembourse que le curatif [1] (seule exception faite pour les vaccinations) et les assurances complémentaires, même si elles sont largement favorables aux soins préventifs,  ne peuvent couvrir que la part de soins curatifs non prise en charge par la S.S. [2]

Durant la formation en médecine allopathique, le secteur préventif est délaissé un peu plus chaque année au profit des études diagnostiques et thérapeutiques. Même l’intérêt de la prévention est discuté par nombre de médecins, accaparés par le suivi de malades (de plus en plus nombreux) tant aux bilans diagnostiques qu’aux traitements de plus en plus sophistiqués.

L’estimation de l’évolution des causes de décès

entre 1990 et 2020 [3] dans les pays développés

laisse entrevoir la place essentielle

que doit jouer au plus tôt la prévention primaire

dans le système de santé français :

Tabagisme :                            1 577 000 / an

Hypertension :                        1 406 000

Hygiène et sédentarité :          1 099 000

Alcool :                                      136 000

Pollution de l’air :                      275 000

Drogues interdites :                     38 000

 

Dans ces différents secteurs, il est certain que les professionnels naturopathes sont compétents pour proposer des solutions préventives efficaces.

La France possède aujourd’hui les clés de son progrès sanitaire, à condition que les pouvoirs publics, les responsables administratifs et les citoyens eux-mêmes décident de se donner les moyens de promouvoir et favoriser la santé dans sa vision globale, seule dimension authentique de prévention des maladies et de qualité de vie !

L’approche moderne de la pathogénicité, c’est-à-dire l’étude systématique du mécanisme fonctionnel local dans le passage de l’état de santé vers la maladie avérée, permet de considérer que tout a été répertorié et/ou découvert.

La médecine occidentale, dont la France s’honorent d’être à la pointe du progrès, possède (par son histoire, son évolution, sa culture, sa recherche et ses pratiques) le système le plus performant que l’on puisse observer en matière de santé. Cependant, en matière d’économie de la santé (c’est-à-dire dans le rapport « qualité/prix » !), la France se situe bien loin derrière de nombreux autres pays…

Aussi faut-il concevoir l’idée d’une dynamique psycho-physio-énergétique qui évolue non seulement de la santé vers la maladie, mais surtout de la maladie vers la santé …

6.1. UNE MÉDECINE BIEN RE-PENSÉE

On peut observer trois approches médicales différentes qui se définissent en regard l’une de l’autre et qui se complémentent en un système logique et cohérent, où chacune joue pleinement son rôle.

Le schéma ci-dessous en synthétise les particularismes :

    ALLOPATHIE                                                 HOMÉOPATHIE

 Diagnostic médical                                (Diagnostic médical)

Urgences & pathologies lourdes                    Petite urgence & chronicité

Médicaments souvent iatrogènes                 Remèdes dilués et dynamisés

      Interventionnisme                                       Respect de l’autodéfense

   Secteur lésionnel                                           Secteur non lésionnel

NATUROPATHIE

Bilan de vitalité (non médical)

Prévention primaire

Education & promotion de la santé

Accompagnement de l’auto-guérison

Aucun traitement symptomatique

Secteur non lésionnel

 

La santé n’est pas le fait du hasard, mais résulte d’une volonté inhérente aux organismes vivants propre à maintenir et optimiser leurs fonctions énergétiques, physiologiques, voire psychologiques.

Dans ce domaine, la compréhension des mécanismes, le respect des besoins, la participation responsable de l’individu et l’anticipation des troubles potentiels permettent à chacun d’entretenir et de conserver sa santé.

Une discipline met en œuvre l’ensemble de ces aspects : la naturopathie.

Sous le couvert de la Fédération Française de Naturopathie (FENAHMAN), les praticiens français sont regroupés au sein d’une association professionnelle dénommée Organisation de la Médecine Naturelle et de l’Education Sanitaire (OMNES) ) [4]  créée en 1981. Cette profession est régie par un code de déontologie et une charte corporative (cf. Annexes).

A regret, le système médical les ignore ou les exclut alors que dans la plupart des nations européennes, la politique de santé publique implique leur présence active.

Lorsque l’harmonie physio-psychologique est rompue et que l’individu, par manque de force vitale réactionnelle, ne parvient pas à rétablir de lui-même son équilibre, et ce, malgré l’aide de la naturopathie, la maladie réelle s’installe avec tous les dangers d’une telle situation.

Une discipline riche de deux siècles d’expériences cliniques, cette fois encore, pourrait s’imposer : l’homéopathie.

Grâce à l’utilisation de micro-doses de remèdes et à la prise en compte du patient dans ses diverses composantes physiologique, morphologique et psychologique, elle stimule ou module les réactions défensives de l’organisme afin que ce dernier réagisse positivement face à sa maladie et retrouve la situation antérieure.

Cette médecine ne peut engendrer aucune iatrogénicité, à l’opposé des prescriptions répétées de médications allopathiques. Ainsi peut-on éviter nombre de maladies graves ou lésionnelles et leurs conséquences budgétaires accablantes pour la communauté.

Dans les pathologies lourdes, lésionnelles, génétiques ou invalidantes, l’homéopathie, et encore moins la naturopathie ne peuvent prétendre agir efficacement, et l’intervention revient alors de plein droit à la troisième discipline, l’allopathie, médecine devenue institutionnelle. Il s’agit ici de sauver des vies et de palier à nombre d’insuffisances fonctionnelles qui, dans le passé, se révélaient fatales.

Cette intervention médicale, souvent quasi miraculeuse, ne doit pas faire oublier qu’elle possède aussi ses limites et que ses actions, loin de traiter la cause profonde du mal, entraîne des conséquences indésirables à plus ou moins long terme, même si le malade peut se réjouir d’être soulagé de ses symptômes.

Dans un système de santé bien pensé,

la cohabitation de ces trois disciplines

se justifie pleinement.

De plus, elles s’harmonisent

et se renforcent mutuellement,

chacune s’exerçant alors dans le champs d’action

pour lequel elle est réellement destinée.

Ceci évite les erreurs et les échecs

et permet de délimiter avec plus de précision

la frontière qui justifie

l’intervention la plus adaptée.

Cette dernière dépend de l’avis éclairé

des thérapeutes concernés

qui décident de concert et optent

pour le choix le plus judicieux. [5]

La mise en oeuvre de ce concept médical triparti a l’avantage de :

  1. Réduire l’apparition des maladies dégénératives et lésionnelle qui, en matière de financement, sont de loin les plus coûteuses en raison d’une technologie qui évolue au rythme du progrès et devient de ce fait très rapidement caduque.
  2. Faire basculer un nombre très important de malades du secteur des maladies chroniques vers celui des maladies aiguës.

La chronicité a également un coût très élevé (visites régulières chez le médecin, médications en continu, examens médicaux rythmés, journées d’hospitalisation, absentéisme et parfois mise en longue maladie).[6]

  1. Répondre à l’attente des français qui ne comprennent pas que, malgré les formidables moyens médicaux mis en oeuvre, il y ait toujours autant de malades !

Ceux-ci sont spectateurs des traitements et veulent comprendre et participer activement à leur guérison.

Mieux encore : ils désirent pour beaucoup prendre leur santé en main.

  1. Eviter les dérives pour les malades qui s’adressent à n’importe quel thérapeute -compétent ou charlatan- dans l’ultime espoir de trouver la raison de leurs maux et les moyens de les soulager.

 5. Clarifier la profession médicale en évitant les oppositions et les guerres intestines entre thérapeutes (conflits qui dévalorisent la médecine), permettant à chacun de se positionner dans une véritable dynamique de santé.

 

[1] La sécurité sociale assume à ce jour 96,7% des dépenses de santé publique (Rapport sur la santé dans le monde 2000 – pour un système de santé plus performant – OMS / Genève

[2] Les actes naturopathiques sont couramment remboursés en totalité ou partiellement par des assurances privées en Suisse, Allemagne, Grande Bretagne, Espagne, …

[3] Etude conjointe de l’OMS, la Harvard School of Public Health et la Banque Mondiale, in : Le rapport Lugano, Susan George, éd. Fayard 2000

[4] Fédération Française de Naturopathie et Organisation de la Médecine Naturelle et de l’Education Sanitaire.

[5] C’est le cas par exemple en Inde ou en Chine où allopathes et tradi-praticiens se complètent dans un respect total.

[6] Les actes naturopathiques sont remboursés par des assurances privées en Allemagne, en Suisse, Grande Bretagne, Espagne, Hollande, …